NA SALVIA

NA SALVIA

L’esprit électeur nous guette, hermaphrodite, herméneutique…
La surnature emplit ma tête, psychopompe et léthargique..

Chjota chinga
Chjota chikon
Ya nisele
Na nangui

Un globule verdâtre au coin de ma tempe
Prend mon rêve pour une piste de danse
La mèche qui pousse au creux de ma tête
Sort par l’oreille et j’entends la mer
qui dit vaguement que ce n’est pas ma faute
si j’ai noyé tous ses poissons clowns

Esprit ancestral dressé sur ton cheval
Troque une part de mon âme, fais de moi un shaman

na salvia…na salvia…na salvia…na salvia

« Ecoute ce bruit qui court ; n’entends-tu pas ?
celui des mauvais jours, il ne trompe pas »

Auteur : Manu MARTINEZ

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L’échappée belle

L’échappée belle

Je ne me suis jamais senti aussi près de moi
Comme si la lumière me cernait en un éclat
Tel un cerneau mon âme au grand jour s’exposa
Dans la course des étoiles, je trouve enfin ma voie…

Sur ce libre esquif
Valhöll de fortune
Je voguais pensif
Aspirant à la lune
Ce soir d’été, le cœur léger je dérivais
Ce soir d’été j’ai bien cru que tout s’achevait…

Quand on se détache de ces pensées dérisoires
Pour approcher la vérité tel un Icare
Il se peut qu’une ombre transcende le brouillard
Pour rappeler que notre place est dans le noir

« Jamais personne ne pourra briser ma quiétude
Laissez moi écourter cet interlude
N’est condamné que celui qui consent à son sort
A mes yeux la vérité vaut bien plus que la mort …

… Tyché m’a sorti de ce mauvais pas, mais j’ai vu ma vie défiler
Si ma liberté j’entends conserver, je me dois d’être circonspect »

Auteur : Manu MARTINEZ

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LE DETOUR

LE DETOUR

L’acier froid glace mon visage
Sous le ciel des mauvais présages
De la carotide à la tempe, un seul pas
Un mètre étalon me sépare du trépas…

Les méandres de l’esprit se glacent en sueur
Tandis que ceux des souvenirs alimentent les pleurs
La peur crispe l’indicateur de ma peine
Les quatre autres tremblent devant la scène…

Une pupille vernie fixe la mienne
l’astre au travers de mes persiennes
Mon regard fuyant cette scène
Se dilapide dans un dilemme

« A nous deux » , me dit-elle
ni toi ni moi n’en sortira vainqueur…
Une goutte tournoie, brise son contour
M’octroyant une trêve, pour braver ce jour…

Ce soir je garde au fond de l’âme
Cette douleur ad eternam

Auteur : Manu MARTINEZ

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