Interview de Julien par Petebull pour French Metal

Salut Julien, peux-tu présenter Mindlag Project à nos lecteurs ?

Salut Petebull, Mindlag est composé de Manu qui est mon frère à la guitare et au chant, de gilles à la basse et au violon, de Mathieu au chant, et de Vince à la seconde gratte. On va dire que nous jouons du métal car il n’est pas nécessaire de s’étendre plus sur l’étiquette… Nous évoluons autour d’un concept, et nous venons d’en finir l’introduction en ayant achevé la bilogie « Karybda et Skylla »

Quels sont les groupes et les courants musicaux qui vous ont influencé ?

Nous avons une grosse influence métal axée autour de Metallica, Pantera et Sepultura. Et plus personnellement Iron maiden reste également un modèle pour le sens esthétique et bien sûr pour le côté musical, mon frère partage également cet avis car c’est à cause de lui que je suis tombé dedans lol .
Des groupes plus hardcore tels que Kickback, Earth crisis, Biohazard ou encore Vision of disorder nous ont également influencé…

Que veux dire « Mindlag Project » ?

Mindlag project est un néologisme composé de « mind » = esprit et de « lag » = décalé, « projet : décalage d’esprit » c’est en quelque sorte le titre de l’histoire que nous avons à raconter à l’auditeur, dont nous avons énoncé la préface avec la bilogie « Karybda et Skylla »

Pendant que nous sommes dans les explications, vos 2 premières sorties ont pour nom « Karybda » et « Skylla », de quoi s’agit-il ?

Dans la mythologie grecque et plus précisément dans l’odyssée d’Homère, Charybde et Scylla représentent respectivement, un tourbillon et un monstre; si Ulysse parvient à éviter le tourbillon, il sera emporté pas le terrible monstre… C’est l’image qui correspondait le mieux à l’introduction de notre histoire…

Vous venez donc de Vitrolles, est-ce facile de s’imposer quand on fait du métal ?

Il y a eu une grosse activité rock/métal dans les années 90 à Vitrolles, qui avait créé un public dont nous faisions partie.. avec des groupes tels qu’Acid test ou Rakops. Malheureusement la scène vitrollaise s’est plus ou moins dissoute dans la deuxième partie des années 90 à cause d’un malheureux événement politique qui toucha la ville..
A la fin des années 90 nous avons donc avec quelques groupes « redonné vie » à la scène en organisant pas mal de concerts ensemble et la vie du métal vitrollais a très vite repris son souffle avec un public qui s’est très vite fidélisé…

Quel regard portes-tu aujourd’hui sur votre première production, « Karybda » ?

Karybda est donc notre première «grosse » expérience studio car jusque là nous y étions toujours allés pour maquetter des démos, de plus c’était la première fois que nous rentrions tous les 5 en studio et avec une personne connaissant le métal derrière les manettes…
Je vois évidemment certaines imperfections lorsque j’écoute « karybda » mais je suis très fier de cet album et des chansons qui y figurent et j’ai surtout de très bons souvenirs de cette première expérience…

« Skylla » vient de sortir sur le label Customcore Records, es-tu satisfait du boulot de Christian Carvin ? Et pourquoi avoir choisi ce label ?

Pour ce qui est de Christian « nordine boulaya » Carvin, je suis complètement satisfait de son boulot, car il le fait très bien…et en plus de cela c’est un vrai passionné et ça fait vraiment plaisir de bosser avec un gars qui vit la chose à fond.
Pour ce qui est du label nous avions d’autres propositions, mais nous avons pensé que Custom était le bon choix, car nous étions persuadés, et le sommes toujours, que Mika et Toto connaissaient bien leurs boulots…

Qu’évoque le titre « Du Pain Et Des Jeux » ?

Depuis quelques années, comme tout le monde l’a remarqué, la télé est devenue réalité..
L’idée de ce titre était de faire le parallèle entre l’antiquité et notre télé réelle…
En effet dans les heures du monstrueux césar, les arènes pleines de jeux suffisaient à masquer la misère… et les gens se contentaient de leur pain et de choisir si le guerrier allait vivre ou mourir…Aujourd’hui juste la forme a changé…on ne tue plus mais on ridiculise, et on ne mange plus du pain mais du mac do…

Sur certaines intros, on attend du piano et du violon, d’où cela provient-t-il ?

Pour Karybda, nous avions déjà en tête d’introduire du violon car Gilles, notre bassiste, est violoniste d’origine, c’est d ‘ailleurs en tant que violoniste que je l’ai rencontré la première fois… Nous avons donc pris le temps cette fois ci de réaliser ce projet. Pour ce qui est du piano, c’est Manu qui s’y est collé.

A quoi allez-vous consacrer 2005 ?

Nous allons essayé de jouer au maximum, d’ailleurs nous sommes ouverts à toutes propositions à ce sujet. Nous allons commencé à réfléchir au prochain album car comme vous l’avez compris nous avons un concept derrière et nous aimons ne rien laisser au hasard donc on bosse sur le groupe en permanence…

Sur le plan un peu plus personnel, est-ce tous les jours facile de jouer dans le même groupe que son frangin ? lol

Dans le cas de mon frère, nous nous entendons très bien et nous avons cette passion en commun, donc je pense qui il y a un côté « facile » pour jouer de la musique ensemble car nous nous connaissons bien.

Quels sont tes batteurs « modèles », ceux dont tu rêverais d’atteindre le niveau ?
Alors. Tout d’abord, il y a Lars Ulrich (Metallica) et Nicko McBrain (Iron maiden), ce sont les batteurs qui m’ont vraiment donné envie de faire du métal et qui jouent dans les groupes que j’ai le plus écouté… Ensuite, il y a eu Vinnie paul (Pantera) et Raymond Herrera (Fear Factory) que j’ai découvert par la suite et qui m’ont littéralement scotché…
Le batteur qui aujourd’hui reste vraiment mon modèle c’est Vinnie Paul car il est le parfait compromis entre groove, puissance et technique…
Dans les batteurs français, je citerais Franky de Dagoba et Hervé Coquerel de Loudblast qui sont, en plus d’être de bons batteurs, des gars vraiment cool et bon esprit…

Avec quels groupes rêves-tu un jour de partager l’affiche ?

IRON MAIDEN !!!!!!!! lol, Metallica… enfin il y en a beaucoup..

Quels sont ceux que tu as découvert ou redécouvert dernièrement ?

Dernièrement, il y a eu Unearth et Killswitch engage sur lesquels j’ai pas mal accroché, et sinon il y a Pink floyd que mon frère me fait découvrir qui est vraiment un groupe hallucinant… et beaucoup de groupes « cultes » dont je ne me lasse pas, The doors, etc que j’aime redécouvrir assez souvent ..

Comment as-tu vécu la disparition récente de Dimebag Darrell ?

Comme beaucoup de métalleux je pense, cette nouvelle m’a vraiment mise un coup de cafard..
Pantera y est pour beaucoup dans l’histoire de Mindlag et pour l’histoire du métal actuel..
Dimebag, à travers tout ce que l’on connaissait de lui, était un personnage très attachant et qui vivait sa vie à pleine vitesse. En jouant également dans le même groupe que mon frère, je me suis imaginé à la place de Vinnie Paul et je lui souhaite beaucoup de courage pour continuer son chemin dans cette situation…
Je pense que le métal à beaucoup perdu ce 8 décembre et surtout que le monde est vraiment devenu fou…

Un petit mot sur les Karatékas Vitrollais qui vous suivent à chacune de vos sorties ?

Cela fait vraiment plaisir, ce sont des gars cool et nous sommes vraiment heureux qu’une partie des jeunes Vitrollais se passionne de musique ; je les remercie d’ailleurs.

Un dernier mot pour nos lecteurs ? Je te laisse la parole.

Vivez vos rêves et ne rêvez pas votre vie !!
Merci à tous les gens qui se bougent pour la musique et qui sont toujours au rendez-vous, à Julien Lemaitre, à toi Petebull et à toute l’équipe de French métal

Merci de m’avoir accordé cette interview et bonne chance pour la suite !

merci à toi !

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Interview de Manu pour Customcore

  1. Présentez-nous le groupe en quelques lignes :

MINDLAG est né en septembre 1999, il ne reste que mon frère Julien (batterie) et moi de la formation initiale. Puis par la suite, Mathieu a assuré le chant, puis Vins la seconde gratte, et enfin Gilles la basse. Nous évoluons dans le style Métal HxC, même si on n’aime pas vraiment les étiquettes. Nos influences sont très thrash (Metallica, Slayer, Sepultura ou Pantera), mais avec l’énergie et la sensibilité que l’on retrouve souvent dans les franges du HxC.

  1. Déroulement de l’enregistrement de « karybda » :

L’idée de rentrer en studio nous trottait depuis pas mal de temps, et un jour, nous nous sommes décidé, et aux vues de toutes les productions qui sortaient de chez Christian Carvin, notre orientation vers lui en tant qu’ingénieur du son fut immédiate. Donc nous avons travaillé pour réunir l argent nécessaire pour l’enregistrement et le pressage, puis on a enregistré pendant 10 jours en août 2002.

Cela nous a demandé pas mal de boulot en amont, surtout, pour être bien calés sur le clik notamment, mais sinon, l’enregistrement en lui-même s’est très bien passé.

  1. Vitrolles et Mindlag Project

Nous sommes tous quasi-natifs de Vitrolles, ou du moins, on habite depuis longtemps ici.

On a donc un lien particulier avec cette ville, elle nous est très chère

Cependant, on ne peut pas nier que l’intolérance avait pris le dessus sur celle-ci, puisque cela semble l’objet de cette question, et pour tout dire, nous sommes tous heureux que la culture ait repris le dessus dans cette ville, et surtout que la censure ne tombe moins sur la scène métal qu’auparavant. Mais nous nous sommes toujours battu pour rester Vitrollais, et il ne faut pas penser qu’il y a que des intolérants et des inintéressants dans cette ville.

  1. Le collectif Hybride

Le collectif est né en 2000 à l’initiative de P-joi, le président. L’objectif premier était de promouvoir le métal dans notre région, car la scène se mourrait un peu, du moins a Vitrolles.

Et puis c’était aussi un moyen pour nous pour prendre de l’ampleur, car l’union fait la force.

Le collectif, c’est notre famille en premier lieu.

Et puis il y a une relève métal a Vitrolles, beaucoup de groupe se forment, et beaucoup de jeunes nous suivent, et c’est aussi un peu pour eux qu’on s’anime.

Notre stratégie, c’est le D.I.Y (do it yourself), on est parti de rien, on a tout fait de nos mains, et maintenant, on a plus de porte qui s’ouvrent, et c’est le meilleur salaire qu’on puisse avoir…

  1. Hybride festival

Pour nous, ce concert était un peu comme un leitmotiv pour l’année 2002, car ce fut une manifestation importante, qui a accueilli 1040 personnes, avec une affiche diversifiée comptant 10 groupes. Je pense que c’est un bon moyen pour faire cohabiter les différents styles de métal, et de cesser cette guerre inutile entre les styles.

La scène métal est entrain de renaître, et ce n’est pas le moment de se déchirer, l’unité est préférable, même si chacun a le droit d’avoir son style et de le défendre.

Notre prestation nous a laissé un souvenir impérissable même si ce n’est pas la meilleur que l’on ait faite.

J’ai trouvé d’ailleurs que l’ensemble des groupes ont fourni une bonne prestation.

L’organisation fut un travail de longue haleine, notamment au niveau de la promotion, que nous avons tous assuré. Pour le reste, c’est surtout P-joi, Mathieu, Vins qui s’en sont occupé.

Nous avons loué les services de Christian Carvin, que l’on remercie d’ailleurs, qui a su gérer la crise car nous avons eu des problèmes matériels qui nous ont retardé.

Pour ce qui est des retombées, on ne s’en rend pas vraiment compte, faute d’objectivité, mais au vue de la croissance constante de notre public et des gens qui partent nos t-shirts, je pense que ce festival a joué un grand rôle «  médiatique » pour nous.

  1. Projets :

Nous avons deux gros projets cette année qui nous tiennent a cœur. Dans un premier temps, nous voulons renforcer notre expérience scénique, et par la même occasion nous faire connaître ailleurs que dans le sud. Avec l’arrivée de notre manager, qui n’est autre que P-joi, le président du collectif Hybride, nous espérons faire le maximum de dates possibles, et donc nous sommes ouvert à toutes propositions de concerts.

Dans un second temps, l’enregistrement de la suite de Karybda, « Skylla », est prévu pour l’été 2004 toujours chez Christian.

En effet, nos deux premier maxi sont une bilogie inspirée de la mythologie grecque.

Nous allons essayer de réunir toutes les conditions possibles pour essayer de sortir une grosse production. C’est l’objectif cette année, peaufiner notre son, que se soit en studio ou sur scène

Et puis notre objectif premier sera toujours de drainer les foules, et d’essayer de canaliser les jeunes dans la mesure du possible, car la culture étant la base du tissu social, je pense qu’il est important que la jeunesse se retrouve dans la musique.

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¡En tu cara!

¡En tu cara!

Siempre la sangre del pueblo
Corre en la calles obscuras
Alimentando el rio sagrado
Para hacer la cuna de la muerte

Quand la vie se confond avec la mort
Qu’advient-t-il du sang qui emplit mes veines ?
Et de ce corps ?
Qui anime ma joie bien moins que ma peine…
Encore !! la dualité de mon âme partage mes pensées…

¡En tu cara!

Auteur : Manu MARTINEZ

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